Goering implore le pardon de l’abbé Lévy (archives Nuremberg)
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National-socialisme
n.m. Doctrine fondée par Adolf Hitler pendant les années folles. En abrégé, on dira plus volontiers « nazisme », c'est plus joli.
Le nazisme, tombé en désuétude en 1945 – excellente année pour les bordeaux rouges, encore qu’on puisse lui préférer 1947 –, prônait le racisme, le militarisme, le progrès social et l’assiduité aux carnavals métalliques avec flambeaux et oriflammes à grelots.
Décidés à étendre le territoire allemand au nom de la théorie de l’espace vital, les nationaux-socialistes (en abrégé on dira plus volontiers « nazis », c’est plus pimpant) avaient cru remarquer accessoirement que la race germanique engendrait des surhommes beaux, grands, blonds, sobres en humour, et élégamment bornés. Forts de quoi, ils s’obstinèrent pendant des années à exterminer les petits bruns dont certains véhiculaient sournoisement le virus du coryza, voire un atavisme austro-polonais douteux ou une prédilection suspecte pour la carpe farcie et les poivrons à l’huile.
Pour attirer les petits bruns, les nazis avaient imaginé de les emmener à la campagne dans des bungalows de bois relativement frustes, au cœur d’immenses clubs privés très bien protégés des curieux par des gardes assermentés et leur chiens, de race également.
Pour atténuer les souffrances des petits bruns finissants, les nazis les endormaient au gaz avant de les empiler dans la cour. Contrairement à la rage, le nazisme n'est pas remboursé par la Sécurité Sociale. Il est pourtant contagieux. Sa prévention passe obligatoirement par le respect des synagogues, le mépris de la mitraille et un minimum de réceptivité cordiale au chant plaintif des violons tziganes.